Biocontrôle

Les produits de biocontrôle, stimulateurs des défenses naturelles pour la vigne

De nos jours, les objectifs se révèlent nombreux pour les exploitants souhaitant, d’une part, garantir un vin exceptionnel et de qualité, et d’autre part, assurer un processus d’élaboration du produit fini respectueux de l’environnement.

En effet, les vignerons doivent faire face à des maladies comme le mildiou ou l’oïdium, ainsi qu’à des insectes attaquant soit le végétal, soit le fruit. Pour lutter contre ces différents pathogènes, l’emploi de produits de biocontrôle devient primordial pour assurer l’élaboration de vins respectueux de l’environnement.

Qu’est-ce que le biocontrôle ?

Hormis la catégorie « macro-organismes », les produits de biocontrôle sont des produits phytopharmaceutiques (PPP), soumis à autorisation de mise sur le marché. Le statut de biocontrôle est attribué aux produits selon une liste de critères tels que l’exclusion de certaines mentions de danger envers l’environnement et la santé ou encore l’origine naturelle des substances actives. Tous ces critères sont détaillés dans la note du ministère de l’Agriculture.

Il n’y a pas de lien systématique entre le biocontrôle et l’AB. Certains produits de biocontrôle ne sont pas utilisables en AB (ex: les produits à base de phosphites) et inversement (ex : le spinosad).

Effets et avantages du biocontrôle sur la vigne

Employées en complément des méthodes de protection des cultures traditionnelles, les techniques de biocontrôle disposent de plusieurs avantages :
– une meilleure protection du consommateur (moins de risque de résidu),
– un maintien de la biodiversité, une diminution des risques de pollution de l’eau, de l’air et des sols,
– une limitation des risques pour la santé.

Solutions de biocontrôle en viticulture

Le biocontrôle est une des composantes de l’agroécologie et de le gestion durable des milieux. Voici quelques solutions de biocontrôle s’appuyant sur des mécanismes naturels de régulation des bioagresseurs.

Les macro-organismes

Les macro-organismes sont des organismes vivants de taille macroscopique : nématodes, insectes, invertébrés, vertébrés. Ils peuvent être des prédateurs, des parasitoïdes ou des entomopathogènes de bioagresseurs.

Ces organismes sont lâchés dans des diffuseurs biodégradables en vue de lutter contre les insectes nuisibles de la vigne.

Les trichogrammes, par exemple, pondent dans les œufs d’autres insectes, les tuant ainsi. Ils sont utilisés dans la lutte contre les tordeuses de grappe de la vigne telles cochylis et eudémis, mais aussi contre des lépidoptères ravageurs de culture, telle la pyrale du maïs.

Les micro-organismes

Bactéries, levures, virus ou champignons sont des micro-organismes pouvant être employés pour stimuler naturellement le système défensif de la vigne ou encore pour se débarrasser de ravageurs. Cette solution préserve la diversité de la flore et son utilisation est possible en agriculture biologique.

Les médiateurs chimiques

Les médiateurs chimiques regroupent les molécules de communication (kairomones) et de comportements sexuels (phéromones).

Chaque phéromone ne peut être émise et reconnue que par une seule espèce (la libération de phéromones chez la cochylis, par exemple, déclenche un comportement spécifique parmi les individus de l’espèce : les mâles sont attirés par les hormones sexuelles émises par les femelles).

Les diffuseurs de phéromones Rak brouillent et perturbent l’activité sexuelle des insectes ravageurs ciblés. Cette méthode consiste à diffuser une copie de la phéromone naturelle émise par la femelle prête à l’accouplement en vue de désorienter le mâle et d’empêcher la fécondation. La population de ravageurs baisse de façon significative, passant sous le seuil de nuisibilité.

Les substances naturelles

Présentes naturellement dans la nature, les substances naturelles peuvent être d’origine végétale, animale ou minérale.

Agissant comme insecticides ou fongicides, elles démontrent une efficacité contre les pathogènes sans perturber l’environnement.

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